Non à la décentralisation des Secrétaires Généraux
Usant d’un certain imbroglio législatif, certain·es sénateur·rices tentent de remettre sur le tapis le transfert, dès 2027, aux Collectivités territoriales, des secrétaires généraux·ales d’établissements scolaires du second degré (EPLE). De nouveau, la CGT Éducation dénonce et s’oppose, comme elle l’avait fait lors des projets de loi 4D et 3DS, à une telle décision qui remettrait en cause le statut et le rattachement de ces personnels.
Pour notre organisation syndicale, cette nouvelle proposition de loi vise à finaliser le transfert définitif (et qui était sous-jacent dans la loi 3DS) des secrétaires généraux·ales à la Fonction publique territoriale, et ainsi, à territorialiser davantage le Service public d’Éducation en fragilisant son caractère national.
Nous rappelons que les secrétaires généraux·ales, ex-adjoint·es gestionnaires, sont des fonctionnaires d’État au cœur du fonctionnement des établissements, assumant des responsabilités juridiques, financières, comptables, matérielles, de gestion des personnels, de sécurité, d’hygiène, d’organisation de la vie scolaire et de mise en œuvre des projets pédagogiques. Les placer sous la responsabilité des Collectivités accentuerait la logique de double autorité (déjà dénoncée par la CGT), source de conflits d’injonctions, de désorganisation des établissements et de souffrance au travail.






























